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Le festival des jardins d'eau et des tables gourmandes

Le parcours touristique

 

L'hybrideur à fondé en 1875 la pépinière des nénuphars, encore en activité aujourd'hui. Labellisé Jardin Remarquable, la pépinière vous invite à cheminer dans un parc de 2,5 hectares, proposant plus de 250 espèces de nénuphars rustiques et tropicales, ainsi que de nombreuses autres plantes aquatiques. 

En passant par la serre exotique qui abrite le nénuphar géant le Victoria à une bambouseraie, des retenues d’eau bordées de jarres à l’étang au pont japonais... Il est possible de se restaurer au milieu des fleurs dans le café Marliacea et d'acheter des plantes sur place, en songeant au peintre Claude Monet qui commanda ici ses nymphéas à la fin du XIXème siècle pour son jardin d'eau à Giverny. 

Robert Sheldon, propriétaire de la pépinière des nénuphars depuis 2007, a contacté Thierry Huau pour l’avertir que la maison du célèbre hybrideur et pépiniériste français Latour-Marliac était à vendre. 

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Photo de la pépinière Latour Marliac (fin 19ème siècle) 

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Photo du bassin à la pépinière Latour Marliac

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Photo de la pépinière Latour Marliac (aujourd'hui) 

Situé à seulement 200 mètres de la pépinière, la maison est le lieu d’expérimentation de Bory Latour Marliac. Le parcours touristique souhaite faire le lien entre ces 2 lieux (aujourd’hui séparé uniquement par un ruisseau) et raconter l’histoire fabuleuse du botaniste et de ses inventions.

Maison bourgeoise typique des bâtisses de la campagne du Lot et Garonne, elle a vu vivre le célèbre hybrideur et pépiniériste français Bory Latour-Marliac.

L’auteur des nymphéas de couleurs inventa avec son pinceau d’hybrideur la plante iconique qui allait inspirer l’une des œuvres les plus célébre au monde aujourd’hui : 

« les Nymphéas ». 

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Cette maison entourée de son écrin botanique fragile mais exubérant de près de 150 ans, représente l’Art de vivre de cette fin du 19ème siècle où hybrideurs et fins gourmets se mêlent aux voyageurs en route vers les métropoles, la besace chargée de plantes, de fruits et de légumes destinés aux jardins, d’essences nouvelles et représentatifs de l’âge d’or de l’horticulture en Europe.

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La maison familiale de Latour-Marliac

L’association va transformer la maison en cabinet de curiosité et se focalisera sur le rôle fondamental des hybrideurs français qui donnèrent à la France du 19ème siècle son impulsion économique et créatrice, son image de marque et son identité en particulier dans les arts et les jardins. 

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En route vers un festival

Un festival de jardins d’eaux et des tables gourmandes, c’est redonner de l’émotion avec ses jeux d’eau et ses grandes tables champêtres ou barges annonciatrices de l’arrivée des produits frais ou cuisinés rythmeront les saisons tout en ré-émerveillant et ré-enchantant le territoire de cette nouvelle Station Touristique Rurale. Le patrimoine, comme celui de cette vallée du Lot mobilise le sentiment d’appartenance et de bien être dans un environnement bien protégé. Valoriser ces « territoires gourmands » (gourmandise des « palais », gourmandise des yeux) par un festival aux regards croisés, c’est révéler un art de vivre en pleine nature, celui du bien-être et ici de la fraich’attitude, dont la légitimité s’appuie sur l’histoire de la production de fruits, de fleurs et de légumes.

Ce festival, c’est non seulement « fertiliser » son identité, c’est aussi recréer des espaces de recomposition de liens sociaux favorisant le développement d’initiatives sociales, culturelles et économiques en cohérence avec sa situation géographique et son histoire. Le festival de tables gourmandes au fil de l’eau sera un véritable ancrage de l’agro-éco-tourisme du Lot et Garonne, halte européenne et internationale, rééquilibrage économique indispensable à retrouver en miroir à la porte d’entrée de Bordeaux et de son vin.

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« Le goût offre une multitude d’images dont la mémoire est le gardien. Une alimentation banale laisse vide les tiroirs et la mémoire s’atrophie comme un muscle auquel on ne demande aucun effort. Nourrir son corps au cours d’un voyage d’images du goût, c’est certainement emporter du lieu visité ses plus belles expressions. C’est essayer de le faire revivre chez soi en retrouvant les ambiances. C’est faire défiler, non pas des cartes postales devant les yeux, mais retrouver dans son « dedans », dans son intimité propre à chacun, le souvenir d’un pays, d’une soirée, d’un instant ». Jacques Puisais œnologue

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Sur le modèle de Chaumont sur Loire, le festival trouvera place sur une parcelle de terrain au bord de l’eau de 5 hectares dont 3h, 5 de jardin, équipée d’un parking de 1,5 hectares.
Les jeunes paysagistes, artistes, sculpteurs invités durant 5 mois en résidences d’artistes auront leurs œuvres et leur savoir-faire exposés aussi bien dans le festival mais aussi sur les différents parcours reliant les espaces cités.

Le festival aura lieu dans un écrin de verdure à l’emplacement d’un ancien verger de pruniers d’ente. Rappel de l’histoire mais aussi d’une production ambassadrice des produits gourmands du Lot et Garonne. Cet écrin de verdure évoquera le lien entre les arts, la nature, l’eau, les produits gourmands du Lot et Garonne et la gastronomie.

Cet espace pittoresque développera au fil du temps (et de l’eau) des collections de fleurs, de légumes et de fruits en des jardins d’Eden, loin des « turbulences du monde » selon l’évocation de ces jardins du paradis qui ont influencé nos jardins européens.
Ainsi, un trait d’union sera retrouvé entre le bord du Lot, le centre du village, la pépinière de nénuphars et de lotus et la maison de l’hybrideur - naturaliste Latour Marliac.

Cabinet de curiosité du patrimoine végétal vivant, comme chez Olivier de Serres, célèbre agronome, ces jardins seront des lieux d’expérimentations et d’observation, des lieux pour « guetter la nature » et mieux la comprendre.

Lieu d’apprentissage et de formation aux jardins d’eaux et aux jardins gourmandes Latour-Marliac livrera ses secrets de fabrication au fil des allées du verger ou au fil de l’eau.

Lieu de surprises et d’émerveillement chacun se surprendra a pousser les portes des «Jardins Secrets» pour découvrir des œuvres «grandeur nature» passant ainsi de chambres de verdures aux tables gourmandes.

Composition végétale et laboratoire du goût, le festival offrira une plateforme à différents chefs cuisiniers pour réinventer et diffuser des bonnes recettes à partir des productions phares de la Vallée fertile du Lot et Garonne (pruneau d’Agen, tomate de Marmande, noisettes et noix, kiwis, fraises, vins...).

À partir du personnage de Latour-Marliac, premier introducteur du bambou et inventeur des nénuphars de couleurs en climat temperes, on distingue un festival en trois étapes :

On valorise l’histoire de l’arrivée des pépites fruitières et leur production en Lot et Garonne, en parallèle de l’introduction du bambou et du nénuphar de couleur. Pour le festival lui-même, est mise en avant la créativité du cadre (Land art à partir de la nature sculptée dans le verger en friche, et des déchets agricoles mis en scène de ces pépites),

On valorise un art de vivre avec ces pépites fruitières. Le cadre comme le cadre d’un tableau n’est là que pour mettre en valeur les pépites fruitières elles mêmes, les paysages et légendes qu’elles suscitent (grands paysages de vergers de pruniers pour le pruneau d’Agen, minuscules paysages de fraisiers, mythe de la pomme d’or...),

On valorise le plaisir de déguster ces mêmes pépites fruitières. Art de vivre nomade à partir de créations gustatives à l’aide de différents concours de chefs cuisiniers associant des écoles hôtelières.

Des « perles de jardins d’eau » apparaissent au fur et à mesure du temps pour marquer l’importance de l’eau pour la vie sur terre.

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Revalorisation du patrimoine

 

Thierry Huau à également acquis 2 autres lieux phares du village, aujourd'hui abandonnés : L'auberge du village et l'ancien four à pain

L’auberge du village, fermée depuis 20 ans, en plein centre, avec sa salle de bal, qui a fait se rencontrer, vibrer, danser plusieurs générations de Templais et de Templaises n’est pas sans rappeler des lieux mythiques : l’auberge Ravoux à Auvers sur Oise, Baudy à Giverny, Gloarec à Pont-Aven.

Elle deviendra dans le projet « l’Auberge du Botaniste », lieu de rassemblement et de rencontres au cœur du village, pour découvrir ces plantes à boire et ces cuisines du Monde rapportées par les voyageurs.

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L'auberge du village (début 20ème)

L'auberge du village (aujourd'hui)

La plus ancienne maison du village est le four à pain de boulanger et sa boutique typique des villages du Lot-et-Garonne à pans de bois des 16ème et 17ème siècle, riche de ses artisans qui ont fait la vie de ce terroir. C’est la bâtisse qui raconte l’histoire médiévale de la Cité dans le prolongement du village fortifié du Temple et de sa commanderie templière.


Cette maison devrait devenir un « Tiers Lieu » accueillant un espace d’échange et de partage pour les habitants du village et les voyageurs, mêlant les œuvres d’artistes et d’artisans locaux... 

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Le four à pain (aujourd'hui)